Saint Nicolas de Tolentino

Nicolas est né près d’Ancône, dans le bourg de Saint-Ange proche de Fermo, de parents très pieux. Son père et sa mère, Compagnonus (Compagnon) de Guarutti et Amata (Aimée) de Guidiani, désespérés de ne pas avoir d’enfant avaient fait un pèlerinage à Bari auprès du sanctuaire dédié à saint Nicolas en priant d’avoir un fils, d’où l’origine de son prénom.
Âgé d’à peine sept ans, Nicolas, à l’imitation de son saint patronymique, pratiqua l’abstinence en jeûnant plusieurs jours dans la semaine.
Il était encore bien jeune quand il entendit la prédication d’un moine de l’Ordre des Augustins. Enthousiasmé par ce discours, il entra aussitôt dans cet ordre. Là, il observa une forme parfaite de vie religieuse, pratiquant le jeûne et les mortifications, mais aussi impressionnant ses frères par son humilité et sa charité.
Après avoir visité plusieurs couvents afin d’être montré en exemple de vertus, puis après avoir reçu la prêtrise à Cingoli des mains de l’évêque d’Osimo, il fut envoyé en 1279 à Tolentino où il passa ses trente dernières années. Il s’y employa à prêcher l’Évangile, à catéchiser et à confesser et sa douceur, autant que sa foi, ramenèrent de nombreuses personnes dans la bonne voie. À la fin de sa vie, la légende raconte qu’il entendait tous les soirs le concert des anges.
Beaucoup de miracles lui ont été attribués. Un jour le diable entra dans sa cellule, sous la forme d’un gros oiseau. D’un mouvement de l’aile, celui-ci renversa la lampe qui s’éteignit et se brisa par terre. Nicolas ramassa les débris et les rejoignit si finement qu’il n’y eut aucune trace de l’accident.
Il partageait toute son humble nourriture avec les pauvres. Un jour, son supérieur lui demanda ce qu’il portait dans son tablier. Ce sont des fleurs lui répondit-il, et il lui montra le pain changé en roses.
Nicolas de Tolentino fut canonisé par le Pape Eugène IV en 1446 (un an avant la mort de ste Rita).